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Les
contrats de travail
Le
contrat à durée déterminée(CDD)
II est obligatoirement écrit.
La durée du contrat doit être inférieure à 18
mois. Il prend fin à l'arrivée du terme (date
de fin précisée sur le contrat) ou à l'achèvement
de la tâche envisagée.
Le contrat saisonnier est un CDD.
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Le
contrat à durée indéterminée
(CDI)
II est obligatoirement écrit
depuis le 1er juillet 1993 et doit comporter des mentions obligatoires.
En l'absence de tout contrat écrit vous pouvez vous considérez
en CDI.
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A
côté des contrats de travail traditionnels,
il existe d'autres contrats de travail de type particulier,
qui ajoutent un troisième élément à la relation
salarié-employeur : la formation.
Ces contrats sont : le contrat de professionnalisation, le contrat d'apprentissage
; ils permettent aux jeunes d’obtenir une qualification
tout en travaillant dans une entreprise.
Ils reçoivent une rémunération
de l’employeur mais sont soumis aux mêmes
règles que les autres salariés, tout en bénéficiant
d’une formation à l’intérieur et/ou à l’extérieur
de l’entreprise.
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Le
contrat d'apprentissage
Il permet de préparer
un diplôme tout en travaillant, du CAP au diplôme
d’ingénieur, ou un titre homologué tel
que la MC (mention complémentaire), les BP(brevets
professionnel), BM( brevet de maîtrise).
L’employeur bénéficie d’une aide à l’embauche
et d’exonération de cotisations sociales, mais en contre
partie, il devra laisser son apprenti suivre les cours du CFA. Le jeune
travaille donc en alternance, tantôt chez son employeur, où il
accroit son expérience professionnelle, tantôt en CFA où il
suit une formation plus générale,
afin de préparer
le diplôme qu’il aura choisi.
Les contrats sont signés pour une durée de 1 à 3
ans selon le diplôme préparé. La période d’essai
est de 2 mois et la période de signature va du 1er juin au 30
novembre.
La rémunération
| Age
du jeune |
1ère
année |
2ème
année |
3ème
année |
| 16 à 17 ans |
25 % du SMIC |
37 % du SMIC |
53 % du SMIC |
| 18 à 20 ans |
41 % du SMIC |
49 % du SMIC |
65 % du SMIC |
| 21 ans et plus |
53 % du SMIC* |
61 % du SMIC* |
78 % du SMIC* |
· ou du minimum
conventionnel, si cela est plus favorable pour les plus
de 21 ans seulement.
Les allocations familiales dues aux parents sont maintenues jusqu’au
20ème anniversaire tant que le salaire du jeune ne dépasse
pas 55 % du SMIC.
Les lieux ressources
· CFA Chambre des Métiers
www.site.voilà.fr/CFA36
· CFA du Bâtiment AFOR PROBA
www.cfabat36.com
· CFA Agricole
www.epl.chateauroux.educagri.fr
· CFAS de la CCI
www.indre-cci.fr/formation/cfsa
· Le CAD : point apprentissage
Il collecte et ressence toutes les offres d’apprentissage et fait
la mise en relation entre les jeunes et les employeurs
C’est le lieu incontournable
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Le
contrat de professionnalisation
EN BREF…
Le contrat de professionnalisation unifie le dispositif des
contrats d’insertion en alternance. Il vise à favoriser
l’insertion ou la réinsertion professionnelle
des jeunes de moins de 26 ans et des demandeurs d’emploi
de 26 ans et plus et à leur permettre d’acquérir
une qualification professionnelle.
A savoir !
Le contrat de professionnalisation remplace les contrats
de qualification, d’adaptation et d’orientation
depuis le 1er octobre 2004.
Quels bénéficiaires
?
Le contrat de professionnalisation est ouvert aux :
- personnes âgées de 16 à 25 ans révolus
pour compléter leur formation initiale ;
- demandeurs d’emploi âgés de 26 ans et
plus.
Quelles caractéristiques
?
Le contrat de professionnalisation est établi par écrit.
En annexe du contrat, un document précise les objectifs,
le programme et les modalités d’organisation,
d’évaluation et de sanction de la formation.
Le contrat de professionnalisation est conclu dans le cadre
d’un contrat à durée déterminée
pour une durée déterminée de 6 à 12
mois ou d’un contrat à durée indéterminée.
Il ne peut prévoir de clause de dédit formation.
Ce contrat comporte une action de professionnalisation. Elle
est d’une durée minimale comprise entre 6 et
12 mois. Elle est l’objet du contrat s’il est à durée
déterminée et doit se situer en début
de contrat s’il s’agit d’un contrat à durée
indéterminée.
La durée du contrat de professionnalisation à durée
déterminée ou de l’action de professionnalisation
du contrat à durée indéterminée
est fonction du niveau de formation du salarié et
des exigences inhérentes à la qualification
visée.
La durée minimale de cette action peut être
portée jusqu’à 24 mois notamment pour
les personnes sorties du système éducatif sans
qualification professionnelle reconnue ou quand la nature
des qualifications l’exige.
Des conventions ou accords collectifs de branche ou à défaut,
des accords collectifs conclus entre des organisations représentatives
d’employeurs et de salariés signataires d’un
accord constitutif d’un OPCA interprofessionnel définissent
ces bénéficiaires et la nature de ces qualifications.
Formation
Le contrat de professionnalisation doit permettre au salarié formé d’acquérir
une qualification :
- enregistrée dans le répertoire national des
certifications professionnelles,
- ou reconnue dans les classifications d’une convention
collective nationale de branche,
- ou figurant sur une liste établie par la Commission
paritaire nationale de l’emploi d’une branche
professionnelle.
L’action de professionnalisation comprend :
- des actions d’évaluation et d’accompagnement
;
- des enseignements généraux, professionnels
et technologiques.
La durée de ces actions et enseignements est comprise
entre 15 % minimum sans être inférieure à 150
heures et 25 % de la durée totale du contrat.
Cette durée peut être portée au delà de
25 % par accord de branche pour certaines catégories
de bénéficiaires.
Une convention est signé entre l’entreprise
et l’organisme de formation ou l’établissement
d’enseignement quand les actions d’accompagnement,
les enseignements généraux, professionnels
et technologiques sont mis en œuvre par un organisme
de formation ou un établissement d’enseignement.
Dans les deux mois qui suivent le début du contrat
de professionnalisation, l’employeur examine avec le
titulaire du contrat l’adéquation du programme
de formation au regard des acquis du salarié.
En cas d’inadéquation, l’employeur et
le salarié peuvent conclure un avenant au contrat
de professionnalisation, dans les limites de la durée
de ce contrat. Cet avenant est transmis à l’organisme
paritaire collecteur agréé puis déposé à la
DDTEFP.
Tuteur
Un tuteur peut être désigné par l’employeur
pour accueillir et guider le jeune dans l’entreprise.
La personne choisie doit être volontaire et justifier
d’une expérience professionnelle d’au
moins 2 ans dans une qualification en rapport avec l’objectif
de professionnalisation visé.
Le tuteur ne peut exercer simultanément ses fonctions à l’égard
de plus de 3 bénéficiaires de contrats de professionnalisation
, d’apprentissage ou de périodes de professionnalisation.
L’employeur peut remplir la fonction de tuteur s’il
remplit les conditions de qualification et d’expérience.
Il ne peut exercer simultanément ses fonctions de
tuteur à l’égard de plus de 2 bénéficiaires
de contrats de professionnalisation, d’apprentissage
ou de périodes de professionnalisation
Statut
Le titulaire d’un contrat de professionnalisation bénéficie
des mêmes conditions de travail que les autres salariés
dans la mesure ou elles ne sont pas incompatibles avec les
exigences de leur formation. Les heures de formation font
partie des heures de travail.
Rémunération
Le bénéficiaire perçoit pendant l’action
de professionnalisation, une rémunération qui
dépend de son statut.
*Pour les jeunes de moins de 26 ans, elle est calculée
en fonction du SMIC, variant selon l’âge et le
niveau de formation
Ce salaire ne peut être inférieur à 55
% du SMIC pour les jeunes de moins de 21 ans et à 70
% pour les bénéficiaires de 21 ans et plus.
Quand ils sont titulaires d’une qualification au moins égale à celle
d’un baccalauréat professionnel ou d’un
titre ou diplôme à finalité professionnelle
de même niveau, le salaire ne peut être inférieur à 65
% du SMIC pour les jeunes de moins de 21 ans et à 80
% pour les bénéficiaires de 21 ans et plus.
* Pour les demandeurs d’emploi de 26 ans et plus, la
rémunération est au moins égale au SMIC
et au moins égale à 85 % à la rémunération
conventionnelle.
Avantages pour employeur
L’employeur bénéficie pour les jeunes
de moins de 26 ans et pour les demandeurs d’emplois âgés
de 45 ans et plus, d’une exonération de charges
patronales de sécurité sociale sur la partie
du salaire versée n’excédant pas le SMIC
par le nombre d’heures rémunérées.
Cette exonération porte sur la durée du CDD
ou sur la durée de l’action de professionnalisation
si le contrat est à durée indéterminée.
Le bénéficie de cette exonération peut
par décision motivée, être retirée
par les services chargés du contrôle de l’exécution
du contrat quand l’employeur méconnait les obligations
mises à sa charge liées au contrat.
L’employeur peut imputer sur la participation à la
formation professionnelle, les dépenses liées
aux actions de formation qui vont au delà des montants
forfaitaires pris en charge par les OPCA.
Une aide spécifique peut être attribuée
aux groupements d’employeurs qui organisent, dans le
cadre du contrat de professionnalisation, des parcours d’insertion
et de qualification au profit de certains bénéficiaires
de ces contrats.
Prise en charge des frais
de formation par les OPCA
Les organismes paritaires collecteurs agréés
prennent en charge les actions d’évaluation,
d’accompagnement et de formation sur la base de forfaits
horaires.
Ces forfaits doivent être définis par conventions
ou accords collectifs de branche ou à défaut,
des accords collectifs conclus par les organisations représentatives
d’employeurs et de salariés signataires d’un
accord constitutif d’un OPCA interprofessionnel. En
l’absence de forfaits horaires fixés par un
tel accord, la prise en charge des actions se fait sur la
base de 9,15 euros par heure.
Ces actions pourront être prises en charge également
par les organismes gestionnaires de l’assurance chômage
pour les demandeurs d’emploi de 26 ans et plus dans
les mêmes conditions que ci dessus.
De plus, les organismes collecteurs peuvent prendre en charge
les dépenses du salarié ou employeur de moins
de 10 salariés qui bénéficie d’une
action de formation en qualité de tuteur dans la limite
d’un plafond de 15 euros par heure de formation et
d’une durée maximale de 40 heures.
Ils peuvent également financer les dépenses
liées à l’exercice du tutorat dans la
limite d’un plafond de 230 euros par mois et par bénéficiaire
pour une durée maximale de 6 mois.
Formalités à respecter
L’employeur adresse le contrat à l’OPCA
au titre de l’alternance au plus tard dans les 5 jours
qui suivent le début du contrat.
Après avoir émis un avis sur le contrat de
professionnalisation et décider de la prise en charge
des dépenses de formation, l’OPCA a un mois à compter
de la réception du contrat, pour le déposer,
ainsi que l’avis et la décision relative à son
financement, à la DDTEFP du lieu d’exécution
du contrat.
Le contrat est enregistré par la DDTEFP s’il
est conforme aux dispositions qui le réglementent.
Le silence gardé par la DDTEFP pendant plus d’un
mois à compter de la date du dépôt vaut
décision d’enregistrement.
En cas de rupture avant son terme du contrat de professionnalisation
ou de l’action de professionnalisation s’il s’agit
d’un contrat à durée indéterminée,
l’employeur signale la rupture dans les 30 jours qui
suivent au DDTEFP, à l’OPCA et l’organisme
qui recouvre les cotisations sociales.
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Les nouvelles mesures
pour l’emploi des jeunes
Le
CAE , contrat d'accompagnement dans l'emploi Le contrat d’accompagnement dans
l’emploi
Depuis le 1er mai 2005, le Contrat d’Accompagnement
dans l’Emploi (CAE) prend le relais des CES et des
CEC pour favoriser l’insertion de personnes rencontrant
des difficultés professionnelles et sociales dans
un emploi du secteur non marchand.
Conditions
Le CAE se présente
comme une étape dans le parcours des jeunes
vers un emploi stable non aidé, seule une catégorie
du public est éligible à cette forme d'emploi
: les bénéficiaires des minimas sociaux, les travailleurs
handicapés,... les jeunes de -26ans inscrits dans le programme
CIVIS
Renseignez-vous
auprès d’un conseiller de votre agence locale
pour l’emploi.
Vous pouvez être embauché en CAE par :
•
Une collectivité territoriale, un organisme de droit
privé à but non lucratif, une personne morale
chargée de la gestion d’un service public, une
autre personne morale de droit public.
•
Une association n’ayant pas de salarié permanent
dans certaines conditions, un groupement d’employeur
pour des fonctions internes au groupe.
•
Un atelier ou un chantier d’insertion conventionné.
(Les services de l’Etat, les associations aux personnes,
les partis politiques et les organisations syndicales sont
exclues du bénéfices du CAE.
Votre statut
• Salarié en contrat à durée
déterminée (CDD) entre 6 et 24 mois (renouvelable
2 fois dans la limite de 24 mois), à temps plein ou le
plus souvent à temps
partiel (24h semaine)
•
Rémunéré au moins à hauteur du
SMIC ou du minimum conventionnel.
Avantages
Des avantages pour vous...
•
Prestations d’accompagnement ou de recherche d’emploi,
afin de réussir votre insertion professionnelle à la
sortie du CAE,
•
Formation, validation des acquis de l’expérience
possibles pendant toute la durée du contrat aidé.
... et pour votre employeur
•
Aide mensuelle de l’Etat jusqu’à 95% du
SMIC brut horaire (montant spécifique pour les chantiers
d’insertion), versée mensuellement pour une
durée fixée par la région en fonction
de la nature du contrat (dans la limite de 24 mois).
• Aides possibles de l’AGEFIPH, accordées
pour l’embauche des travailleurs handicapés.
• Cumul de l’aide avec l’exonération
:
- de cotisations patronales de sécurité sociale
dans la limite d’un SMIC
- de la taxe sur les salaires
- de la taxe d’apprentissage
- de la participation à l’effort de construction
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Le
CJE , contrat jeunes en entreprise
Vous êtes un jeune de moins de 23 ans et vous n’avez
pas le baccalauréat. Vous êtes un jeune de moins
de 26 ans engagé dans un accompagnement renforcé CIVIS.
Le contrat jeunes en entreprise favorise votre embauche en
contrat à durée indéterminée.
Conditions
Vous répondez aux conditions suivantes :
Agé de 16 à moins de 23 ans, votre niveau scolaire
est inférieur au baccalauréat (titulaire d’un
CAP ou d’un BEP ou sans qualification).
Agé de 16 à moins de 26 ans, vous êtes
en accompagnement renforcé dans le cadre du CIVIS
Vous n’avez pas travaillé dans l’entreprise
dans les 12 mois précédant votre embauche,
sauf en contrat à durée déterminée
ou en intérim.
Vous pouvez être embauché par :
une entreprise affiliée à l’Unédic
( entreprise du secteur privé industrielle, commerciale,
artisanales..., sauf particulier employeur) )
une entreprise de pêche maritime.
Votre statut
Salarié en contrat de travail à durée
indéterminée (CDI), à temps complet
ou à temps partiel (mi-temps minimum).
Rémunéré au moins à hauteur du
SMIC ou du minimum conventionnel, s’il est plus favorable.
Avantages
Des avantages pour vous...
Possibilité de bénéficier d’un
accompagnement par un salarié de l’entreprise
pour faciliter votre intégration professionnelle et
d’un bilan de compétences pour faire le point
sur vos connaissances, vos atouts et vos points faibles.
Validation des acquis de votre expérience (professionnelle
ou non) possible : ce dispositif vous permet d’être
dispensé de certaines épreuves pour obtenir
un titre, un diplôme ou un certificat professionnel.
...et pour votre employeur
Aide forfaitaire correspondant aux cotisations sociales patronales
pour un salaire compris entre le SMIC et 1,3 SMIC versée
pendant 3 ans avec un abattement de 50% la 3ème
année.
Depuis le 1er avril 2005 cette aide varie en fonction du
niveau de formation du jeune embauché.
Cumul possible de l’aide avec l’allègement
Fillon.
Attention, certaines mesures ou prestations n'ont pas de
caractère automatique. Leur attribution varie en fonction
de certains critères en fonction des situations locales.
Rapprochez-vous d'un conseiller de l'ANPE pour de plus amples
informations.
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Le
CIVIS, Le contrat d’insertion dans la vie sociale
EN BREF…
Le "contrat d’insertion dans la vie sociale" (CIVIS)
s’adresse à des jeunes de 16 à moins
de 26 ans rencontrant des difficultés particulières
d’insertion professionnelle. Il a pour objectif d’organiser
les actions nécessaires à la réalisation
de leur projet d’insertion dans un emploi durable.
Ce contrat est conclu avec les missions locales
ou les
permanences d’accueil, d’information et d’orientation
(PAIO). Sa durée est d’un an renouvelable.
Les titulaires d’un CIVIS âgés d’au
moins 18 ans peuvent bénéficier d’un
soutien de l’Etat sous la forme d’une allocation
versée pendant les périodes durant lesquelles
ils ne perçoivent ni une rémunération
au titre d’un emploi ou d’un stage, ni une
autre allocation.
A savoir !
Le Civis peut être précédé d’une
période d’orientation de trois mois au cours
de laquelle est élaboré le projet d’insertion
du jeune.
Où s’adresser
?
. Missions locales pour l’insertion professionnelle et sociale des jeunes
. Permanence d’accueil, d’information et d’orientation
Quels bénéficiaires
?
Les jeunes de 16 à moins de 26 ans ?
Le CIVIS concerne les jeunes âgés de 16 à moins
de 26 ans qui ont un niveau de qualification inférieur
ou équivalent à un diplôme de fin de
second cycle long de l’enseignement général,
technologique ou professionnel (ou qui n’ont pas
achevé le premier cycle de l’enseignement
supérieur) et qui rencontrent des difficultés
particulières d’insertion sociale et professionnelle.
Les bénéficiaires d’un CIVIS sont
affiliés au régime général
de sécurité sociale pour les périodes
pendant lesquelles ils ne sont pas affiliés, à un
autre titre, à un régime de sécurité sociale.
Quel est l’objectif visé ?
Le CIVIS a pour objectif d’accompagner les jeunes
dans leur projet d’insertion dans un emploi durable
ou dans leur projet de création ou de reprise d’une
activité non salariée.
Les actions proposées sont adaptées aux difficultés
rencontrées, à la situation du marché du
travail et aux besoins de recrutement. Elles visent à lever
les obstacles à l’embauche et à développer
ou restaurer l’autonomie des jeunes dans la conduite
de leur parcours d’insertion.
Il peut s’agir de mesures d’orientation, de
qualification ou d’acquisition d’expérience
professionnelle.
Pour les personnes d’un niveau de formation VI ou
V bis (jeunes n’ayant aucun diplôme et jeunes
ayant prolongé leurs études jusqu’à la
fin de la 1ère année de CAP ou de BEP), l’accompagnement
personnalisé et renforcé est assuré par
un référent. Il vise en priorité l’orientation
et l’insertion vers les métiers en développement
ou les secteurs d’activités pour lesquels
sont identifiées des difficultés de recrutement.
Les actions menées dans le cadre du CIVIS peuvent
comprendre des mesures de lutte contre l’illettrisme.
Un contrat conclu avec qui ?
Le CIVIS est signé, d’une part, au nom de
l’Etat, par la mission locale ou PAIO et, d’autre
part, par le jeune.
Il mentionne les actions destinées à la réalisation
du projet d’insertion professionnelle ainsi que l’obligation
pour le jeune d’y participer. Il précise la
nature et la périodicité, au moins mensuelle,
des contacts entre la mission locale ou la PAIO et le bénéficiaire.
Pour quelle durée
?
Le CIVIS est conclu pour une durée d’un an.
Il peut être renouvelé pour une durée
maximale d’un an lorsque l’objectif d’insertion
professionnelle n’est pas atteint.
Pour les jeunes de niveau de formation V bis et VI, le
CIVIS peut être renouvelé par périodes
successives d’une année, jusqu’à la
réalisation du projet d’insertion professionnelle.
Dans tous les cas, le CIVIS prend fin :
- au terme de la période d’essai débouchant
sur un emploi d’une durée au moins égale à six
mois ;
- six mois après que son bénéficiaire
a créé ou repris une activité non
salariée ;
- lorsque son bénéficiaire atteint son 26e
anniversaire.
Il peut également être mis fin au CIVIS de
manière anticipée en cas de manquements de
son bénéficiaire à ses engagements
contractuels. Dans ce cas, après avoir invité l’intéressé à fournir
ses explications, le représentant légal de
la mission locale ou de la PAIO peut décider la
résiliation du contrat. Cette décision, qui
doit être motivée, est notifiée par
courrier recommandé avec accusé de réception
au bénéficiaire du CIVIS ou à ses
parents (ou représentants légaux) lorsque
celui-ci est mineur (ou majeur juridiquement reconnu incapable).
Quel est le montant de l’aide versée
au jeune ?
Le titulaire du CIVIS peut, s’il est âgé d’au
moins 18 ans, bénéficier d’un soutien
de l’Etat sous la forme d’une allocation versée
pendant les périodes durant lesquelles il ne perçoit
ni une rémunération au titre d’un emploi
ou d’un stage, ni une autre allocation.
Le titulaire du CIVIS doit déclarer chaque mois à la
mission locale ou à la PAIO, les périodes
durant lesquelles il a perçu des rémunérations
ou allocations, ainsi que leur montant et certifier la
sincérité des informations communiquées,
sous peine de s’exposer au reversement des sommes
indûment perçues. Sur la base de cette déclaration,
la mission locale ou la PAIO fixe le montant de l’allocation à partir
du nombre de jours pendant lesquels le jeune n’a
perçu aucune rémunération ou autre
allocation.
Le montant de l’allocation versée au jeune
est compris entre 5 et 10 € par jour (sans pouvoir
dépasser 300 € par mois).
L’allocation est versée mensuellement à terme échu.
Ce droit est ouvert à compter de la signature du
CIVIS ou à compter du jour du 18e anniversaire du
jeune et pour toute la durée du contrat, dans la
limite de 900 € par an.
Le paiement de l’allocation peut être suspendu
ou supprimé en cas de non-respect par le bénéficiaire
de ses engagements contractuels et après qu’il
a été mis à même de présenter
ses observations.
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